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Fête du 6 juillet 2015 à Anjouan

Fête du 6 juillet 2015 à Moheli

Fête du 6 juillet 2015 à Ngazidja

Said Mohamed Cheik 


Personnage politique complexe et emblématique de la fin de la période coloniale, Saïd Mohamed Cheick a adopté au cours de sa carrière des positions changeantes, que ce soit au sein de l’archipel.-tantôt progressivement, tantôt conservateur -, sur l’échiquier politique français. –à gauche, puis à droite – ou dans ses rapports avec la puissance coloniale.

Né le 7 avril 1904 à Mitsamiouli (Ngazidja) dans une famille de notable marquée par son appartenance à la confrérie shaduliya, il devient le 1er médecin de l’archipel. Mal vu par l’administration pour ses velléités politiques, il est suspendu pendant 3ans, puis affecté dans une léproserie de Madagascar. Il Said Mohamed Cheikhgagne ensuite la confiance de l’administration coloniale. Son image d'homme de la France ne le quittera plus.

Il gagne ensuite la confiance de l’administration coloniale. Son image d'homme de la France ne le quittera plus. En 1945, il négocie avec le prince Saïd Ibrahim pour que celui-ci accepte de lui céder la candidature à l’élection de député comorien de Madagascar et dépendances, tout en lui promettant
de s’effacer à l’élection suivante. Mais lorsqu’il rechigne à céder la place à son allié, la France refuse fort opportunément, pour un motif fallacieux, la candidature de Saïd Ibrahim. La brouille entre les deux hommes va marquer durant 10 ans le paysage politique comorien.

Le leader du parti « vert » passe d’abord pour un aristocrate progressiste. Inscrit en tant que député français dans le parti de François Mitterrand, il réclame une reforme agraire et s’attaque aux sociétés coloniales.

Puis le scrutin législatif de 1951 le voit au contraire se rapprocher des sociétés coloniales. En 1959, il intègre le parti gaulliste.

Député des Comores de 1945 à 1961, il préside le conseil de gouvernement sous l’autonomie interne de 1962 à 1970. Très critique sur l’abandon des Comores par le pouvoir métropolitain, il ne prône pas pour autant l’indépendance, lui préférant un statut de large autonomie. Sa stratégie pour obtenir des subventions consiste à insister sur l’attachement des Comores à la France et sur leur importance stratégique. A l’intérieur de l’archipel, il est connu pour avoir tenté de réformer le Grand Mariage .Décédé le 16 mars 1970, il ne verra pas la marche vers l’indépendance.